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Vue de haut :
Illiers-Combray est comme une étoile noyée dans le plat damier des champs de la Beauce.
Vue du dedans :
…
…
Dans son Gargantua, Rabelais donne une description assez précise de l’abbaye de Thélème où l’utopie est nommée désir, où Fais ce que voudras. Durant la 2de moitié du XIXè siècle, Ch. Lenormand a proposé une reconstitution architecturale de cette abbaye littérairement/virtuellement située en Touraine, probablement entre Chinon et la Loire.
A partir de l’image ci-dessus (d)écrivez l’abbaye en commençant par la même phrase que Rabelais : Pour la construction et l’aménagement de l’abbaye, Gargantua fit …
Peut-être (la chance est infime, mais statistiquement elle existe) que vous écrirez exactement le même texte que Rabelais ! (voir le texte original de Rabelais)
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Deux proximités que Rabelais et Butor. L’une, le premier, plus géographique, un quasi voisin, l’autre moins proche dans l’espace (quoique l’espace du lecteur peut rapidement devenir élastique !) mais compagnon, affinité élective comme avec Kenneth White, depuis quelques années. Si Butor m’est un rayon de bibliothèque, une oeuvre-somme, Rabelais m’est plutôt un lieu, avec son antre évoquée ici, avec son pigeonnier, avec ses créatures qui courent dans la campagne environnante. Tiens, je me dis qu’on pourra utiliser quelques vers pour broder un article sur La Devinière.
DANS LA TOURAINE SOUTERRAINE
si ce n’est toi, c’est donc ton chien
pour Maxime Godard
.
Dans le ventre de la baleine
Jonas interroge les voûtes
suintant de sucs et de salpêtre
pour découvrir par quel gosier
il sera vomi sur la plage
avec ses chansons spiritueuses
il sera couché sur la page
parmi les épaves des dieux
dont il déchiffrera les restes
pour en reconstituer la force
.
Mon père mon frère mon maître
qui jouais à la Devinière
avec les tonneaux et les chars
viens m’aider pour aménager
loin des replis de la muqueuse
qui cherche à nous assimiler
dans l’antre du siècle présent
à l’ombre de ton Abbaye
un petit logis de survie
avec fontaine de Jouvence
(Michel Butor)
- Au dos d’une carte postale-photographie grand format de Maxime Godard : “Michel Butor – La Devinière, 19 octobre 1999″ (éditions Gnêzi d’Marèla, 11/2003)
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ASSISE D’UN HABITAT OU D’UNE ACTIVITÉ,
VUE DANS SES CARACTÉRISTIQUES PHYSIQUES
ET SON ENVIRONNEMENT IMMÉDIAT. …
… LE SITE …
MIS À PART LE BRUIT LINÉAIRE, CROISSANT // DÉCROISSANT, DES VÉHICULES DE LA ![]()
Nous arrivâmes à
dans les derniers jours d’août.
hors saison
ciel bas et humidité en suspension
par la face nord
tuiles plates pour les dépendances
&
ardoises pour le logis principal
rouge
&
bleu cendre
gaviers – rhododendrons cramés – massif de violet et jaune paré – perron – angles en tuffeau
MIS À PART LE BRUIT LINÉAIRE, CROISSANT // DÉCROISSANT, DES VÉHICULES DE LA ![]()
Je repris mes sens en entrant dans la cour de ![]()
passer derrière le sus-dit logis
vers la face sud pelouse râpée des passages répétés des visiteurs de l’été – bassin et reflets – banc en pierre et mousse (d’époque ?)
MIS À PART LE BRUIT LINÉAIRE, CROISSANT // DÉCROISSANT, DES VÉHICULES DE LA ![]()
enfin il était midi quand nous arrivâmes à ![]()
puis continuer plein Est
forêt – tapis de feuilles jaunes – buissons taillés – parc paysager
MIS À PART LE BRUIT LINÉAIRE, CROISSANT // DÉCROISSANT, DES VÉHICULES DE LA ![]()
La maison, le jardin et le petit bois retentissaient de nos jeux et de nos rires
retour par l’allée
- rectiligne avec en son centre un autre bassin –
vers la façade principale
tourner vers l’ouest, arabesques de lierre rouge flamboyant sur le crépi – re-passage par la boutique (ce lieu, accueil en arrivant / boutique sur le retour).
… EST HABITUELLEMENT OPPOSÉ À LA …
… SITUATION,…
… QUI DÉFINIT DES RELATIONS AVEC
L’ENVIRONNEMENT PROCHE ET LOINTAIN. …
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Nous arrivâmes à
aux premiers jours du printemps de 1820
(Elle) – C’est étrange ce village, on ne l’imagine pas du tout depuis la route. un petit village propret / (Lui) – C’est une ancienne voie romaine cette route. Ils ne se sont pas questionnés pour la déplacer. / Sa chapelle (vague souvenir de Sand demandant à Mérimée des Monuments historiques de classer l’église de Vic, non ?), sa place autour de la chapelle, puis encore autour son auberge & le village
(village qui semble sans profondeur, juste un liseré de place, mais en fait non), son château (sic : grosse demeure de George Sand) / (Elle) – Ce village, on a comme l’impression, disons, qu’il y a quelque chose de faux. Pourtant c’est une reconstitution à l’identique. Mais ça met mal à l’aise. / Au centre du centre (ou presque) dans la chapelle,
le livre d’or et sa savoureuse remarque « Il faut absolument nettoyer les murs de l’église de Nohant, les blanchir à la chaux et ajouter des fleurs car Nohant a beaucoup de richesses et il faut les préserver. » Est-ce une blague cette volonté de blanchir les peintures médiévales de l’église ? / (Lui) – À l’authentique … qui sonne faux. Sand Land. Tout le coin c’est un peu Sand Land : Un resto la Petite Fadette, un circuit George Sand et le romantisme, un musée George Sand, une école Gustave Flaubert…
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Je passais à
l’hiver de 1822-1823,
(Elle) – En même temps, c’est la principale attraction touristique par ici.
… L’ANALYSE DE LA SITUATION EST ESSENTIELLE
POUR APPRÉCIER LES QUALITÉS D’UN LIEU. …
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J’eus donc à Nohant quelques beaux jours d’hiver
QUI VONT
DE
Entre Châteauroux et Nohant recommence une espèce de Sologne … c’est beaucoup moins pauvre et moins laid que la Sologne … d’ailleurs le terrain a quelques mouvements …
A Châteauroux commence une longue ligne droite d’une trentaine de kilomètres
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Chopin voulait toujours
et ne supportait jamais
.
À
qui mène à
La Châtre est placée dans un vallon fertile et délicieux, qui s’ouvre tout entier aux regards quand on gagné la lisière des plateaux environnant. … On entre dans la ville par un vieux pont sur l’Indre, où un rustique assemblage de vieilles maisons et de vieux saules offre une composition pittoresque. … La ville, jetée en pente, monte toujours vers la prison … un ravin coupé à pic, au fond duquel l’Indre dessine ses frais méandres dans un paysage étroit mais ravissant.
… L’INTÉRÊT GÉOGRAPHIQUE DU SITE EST
EN GÉNÉRAL BIEN MOINDRE QUE CELUI DE LA SITUATION :
IL EN EST LA PRISE LOCALE,
L’ASPECT CONTINGENT.
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ET LA ROUTE TOUTE PROCHE
LA SITUATION EST BONNE
ET
LE SITE EST CHARMANT.
…
Légende :
L’INTÉRÊT GÉOGRAPHIQUE DU SITE : extraits du dictionnaire Les Mots de la géographie
La Châtre est placée dans un vallon fertile et délicieux : Extraits de Histoire de ma vie (G. Sand)
: en cliquant sur cet extrait d’image, vous pourrez entendre un extrait du BRUIT LINÉAIRE, CROISSANT // DÉCROISSANT, DES VÉHICULES
: parcours et localisation des 3 dessins sur une carte postale achetée à la boutique de la maison.
…
On parle souvent des maisons d’écrivains, jamais des appartements d’écrivains. Peut-être parce que l’écrivain passé à la postérité à les moyens de se payer une maison, ou préfère fuir Paris (où on habite en appartement, forcément). Pourtant (hors zone, certes, mais en région Centre, il n’y en a pas beaucoup des appartements d’écrivains) :
…
Les photos étaient interdites dans la maison
me semble-t’il.
Mais on y soupçonne bien les décors chargés qu’affectionnait Victor Hugo.
Il faut que vous me plaigniez, d’abord et beaucoup,
d’avoir quitté les Roches, ensuite un peu d’être
depuis huit jours dans l’exécrable tohu-bohu d’un
déménagement, fait à l’aide de ces machines prétendues
commodes qui ont aidé tant de pauvres diables à
déménager en masse et pour leur dernier logis à
l’époque du choléra. Voilà huit jours que je suis
dans le chaos, que je cloue et que je martèle, que je
suis fait comme un voleur. C’est abominable. Mettez
au travers de tout cela mes répétitions où je suis
forcé d’aller, et le portrait qu’on peut voir chez
Ingres, que j’ai la plus grande envie de voir, et
que je n’ai pas encore été voir ! Voilà bien des
voir dans la même phrase, mais que voulez-vous,
c’est le style d’un garçon tapissier que je vous
envoie aujourd’hui.
(à Mademoiselle Louise Bertin. Paris, 30 octobre 1832.)
tentures de grandes fleurs mauves
lustres baroques
meuble bibliothèque avec marqueteries et moulures
tout ce que je ne mettrais pas chez moi,
même venant d’un héritage de la grand-mère
mais Victor Hugo aimait ces décors,
voir des photos de sa maison à Guernesey,
pareil,
sauf peut-être la Cristal room,
lumineux belvédère.
La boue et l’hiver reviennent. Paris n’est pas gai. Vous, vous avez le ciel gris et les feuilles mortes. Cela vaut mieux que la rue saint-Honoré avec ses embarras de charrettes. (à Mademoiselle Louise Bertin. ce dimanche soir 25 novembre [1832].)
c’est le moins qu’on puisse écrire ;
à ma décharge, il y avait beaucoup de monde ce jour là
(la maison est un L,
on entre à un bout,
puis on traverse une série de pièces en enfilade
-si je me souviens bien d’un plan vu lors de la visite,
quelques cloisons ont sauté
depuis l’époque d’Hugo,
il loue la maison dans les années 1830-1840-
très connu depuis longtemps,
Hugo fut un auteur précocement célèbre.
lorsqu’on arrive au bout,
on revient,
on passe aux WC,
et voilà.)
Il aurait reçu ici le gratin de l’époque.
bien qu’on aperçoive pas les plafonds
Je vous écris à la hâte dans ce tourbillon qu’on appelle l’assemblée. Ma femme embrasse tendrement la vôtre. Nous déménageons aujourd’hui. écrivez-moi désormais, 5, rue d’Isly. Je vous serre tendrement les deux mains. (à Monsieur Charles De Lacretelle. de l’assemblée, 1er juillet 1848.)
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Pour ceux qui veulent imager après avoir imaginé, la photo est par LÀ.
…
Bon, ce n’est pas une maison d’écrivain, mais d’artiste. D’ailleurs, pourquoi les écrivains ne sont-ils pas considérés comme des artistes ? Artiste-écrivain, on pourrait dire, non ? De Julien Gracq, on sait qu’il y a au moins une visite à Saché (il existe une photo du château par l’écrivain) et donc cette maison de Courbet, mise en situation d’abord, puis brièvement décrite.
Ornans : toutes les maisons se serrent pour venir boire ensemble à la rivière, si pure avec ses longues chevelures d’herbes lissées par le courant, comme celles de l’Odet sous les ponts de Quimper. C’est la Loue qui est la rue centrale de cette Venise torrentueuse, toutes ses maisons en vis-à-vis ; les venelles latérales ne desservent que des resserres, des hangars, ou des murs aveugles de jardins. L’eau de la Loue, rapide encore, mais non bruyante, garde le friselis rêche des torrents de montagne, sans avoir leur clameur.
Maison natale de Courbet, entre rivière et ruelle. C’est la demeure cossue d’un notable de Maupassant, avec ses glaces à trumeau, son alcôve, et partout – dans la pénombre des pièces, pareille à celle d’une paupière baissée sur les secrets d’un drame de famille – les peintures, ou plutôt les pièces à conviction, du rejeton scabreux et iconoclaste. Et même le bâton d’épine de La Fortune saluant le Génie.
(J. Gracq, Carnets du grand chemin)
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…
Il vit que la pluie avait cessé,…
Malcolm, il a son volcan. On entre dans son œuvre par Au dessous du volcan, j’imagine, le plus souvent. Moi, j’ai commencé par cette Chambre d’hôtel à Chartres, puis d’autres nouvelles, Ecoutes notre voix ô Seigneur, et les poèmes aussi,
« Je vais à Chartres cet après-midi, dit-il brusquement. Viens-tu ?
par toutes ses formes courtes en somme.
Abrégé de la géographie de Lowry :
Le Canada, le Mexique, Rome, et qui l’eut cru !
…et il observa l’ombre du train glisser à côté d’eux le long des champs, sur les pommiers en fleurs et les aubépines épanouies du printemps,…
- Non Monsieur Lowry, il n’y a pas de volcan icitte, c’est la Beauce, c’est plat comme … la Beauce, Mais il y a une cathédrale et une gare.
Dans le métro, il se demanda pourquoi il voulait aller à Chartres, entre tous autres lieux, et seul, alors que c’était à Chartres que leur propre vie était venue à l’être. Ils le savaient tous les deux. Chartres était sa femme, son sang même, à ses yeux. Un sentiment de compassion pour elle l’envahit comme un feu ; il ne pouvait aller seul à la Ruelle de la Demi-Lune, pas dans cette rue, c’était leur hôtel, leur chambre. Les matinées qu’ils avaient passé à errer dans la cathédrale, saint Piat au portail méridional, il avait cette fois allumé un cierge à leur amour ; et les nuits bourdonnantes que les avions du proche aéroport transformaient en un monde d’étoiles mouvantes vert et or. Même l’absurde Luminaire de la Grotte, et le Café Jacques, Restaurant-Bar du Cinéma, leur appartenaient. Et l’étrange gare qu’on réparait, dont leur ami français avait dit : ce pourrait être un asile de fous, ce pourrait être une église, mais une gare … Non, tout cela d’une certaine façon leur appartenait, c’était trahir que de le dénier.
- Et il y a Proust, Monsieur Lowry, pour qui la cathédrale, certes, mais le plat pays aussi.
Combray de loin, à dix lieues à la ronde, vu du chemin de fer quand nous y arrivions la dernière semaine avant Pâques, ce n’était qu’une église résumant la ville, la représentant, parlant d’elle et pour elle aux lointains, et, quand on approchait, tenant serrés autour de sa haute mante sombre, en plein champ, contre le vent, comme une pastoure ses brebis, les dos laineux et gris des maisons rassemblées qu’un reste de remparts du moyen âge cernait çà et là d’un trait aussi parfaitement circulaire qu’une petite ville dans un tableau de primitif.
(M. Proust, Du côté de chez Swann)
Même impression, pour moi, quand je suis passé au large de Chartres, ce n’était qu’une église résumant la ville. Même impression pour tous, sûrement.
…d’un rythme égal au leur, et de remarquer toute cette beauté provoqua sa colère.…
J’aime l’âpreté des paysages, des non-lieux (selon la définition de Marc Augé, à laquelle je ne souscris pas (pour lui sont des non-lieux : les supermarchés, les autoroutes, les chaînes d’hôtels ou les aéroports internationaux), tout lieu étant un lieu, même les lieux invivables, qui le sont, pourquoi pas, pour d’autres que moi) crasseux, les ports, les gares, la mer (le lieu mouvant qu’est un bateau), la pluie et les embruns, la chaleur assommante ou encore la neige boueuse. VIEUX CARGO DANS UNE VIEILLE RADE
…Ils étaient à Chartres à présent.
…
Les extraits entrelacés en italique ou en orange sont tirés de M. Lowry, Chambre d’hôtel à Chartres, sauf l’extrait mentionné de Marcel Proust
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Voilà la liste des statuts déposés en janvier sur mon profil Livre au Centre
…
“défricher & mettre de l’ordre dans mes différentes notes géographiques”
…
“vérifier quelques petites choses dans Cinq-Mars, de de Vigny, avant de jeter le texte sur la toile”
…
“apporter quelques corrections aux différents textes déjà mis en ligne : çà une phôte d’ortografe & là quelques phrases pas très claires. Le texte est en mouvement.”
…
“se prendre la teuté avec la technique, le fil qui ne fonctionne pas et qui pourrit un peu l’enregistrement. Recommencer 2 x ‘La Gare x 18′ ; abandonner la victoire à la technique ; se contenter du moins pire”
…
“plonger dans les Lettrines de Gracq, y retrouver Balzac, Proust, Sand, Fournier … la Sologne aussi. Penser à faire un article sur Gracq en Sologne et en Touraine”
…
“penser aux auteurs moins évidents, Malcolm Lowry et sa Chambre à Chartres, par exemple.”
…
“divaguer sur le plan (repéré par sérendipité dans un livre de la bibli du musée) de La Tranchée de Tours par Balzac”
…
“ne pas oublier les Mémoires d’un touriste de Stendhal, qui passent largement par le Centre.”
…
“mettre en statut Facebook :
24 gennaio : paf il met son article en ligne et pif, il y a manutention sur le site de Livre au Centre et tout devient invisible … à mois que ce soit un coup des anonymous ?”
…
“ajouter des liens vers de vieux articles → celui de l’île d’Aix, la lecture de Vigny et de l’interblogualité. Le texte est en mouvement.“
…
“retrouver cette lettre de Michel Butor avec le poème sur La Devinière pour mettre dans ‘Les Gardiennes’”
…
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Il y a ce qui est prégnant Imprimerie George Sand zi les Ribattes – BP 324 – 36400 Montgivray imprimé Centre Hospitalier George Sand av Jean Bonnefont- 36100 Issoudun (Etablissement Public Intercommunal psychiatrique du Cher)
dans le territoire Lycée George Sand + détails 25 av George Sand – 36400 CHATRE (LA) je pense Territoire et me revient cet extrait de LEM, Maison de George Sand Le Bourg – 36190 GARGILESSE DAMPIERRE Chaque pas qu’on fait sur la route l’enfonce un peu plus profondément dans la terre : c’est que la route est pas de fondation – trottinement, chevauchée, course –, et la marche écorche la substance. Retour au néant, sillon friable ; et même la fourmi de si peu de chair, la si légère fourmi, l’impondérable, y creuse l’échancrure intrinsèque à tout destin.
Maison De Retraite George Sand r 3ème R A C – 36000 CHATEAUROUX Je confronte le poète au dictionnaire de Géographie PATISSERIE GEORGE SAND 13 pl Marché – 36400 CHATRE (LA) Espace approprié avec sentiment ou conscience de son appropriation Restaurant Scolaire George Sand r Montaigne – 36200 ARGENTON SUR CREUSE Le territoire est quelque chose que l’on intègre comme partie de soi, et que l’on est donc prêt à défendre. Bibliothèque George Sand pl Hôtel de Ville – 36800 SAINT GAULTIER
(presque seule) gloire locale George Sand est bien intégrée au territoire Centre Hospitalier George Sand centre médico-psychologique – av Jean Bonnefont – 36100 ISSOUDUN empreintée, tellement elle y est intégrée, dans le territoire, même Collège George Sand 2 imp George Sand – 36400 CHATRE (LA) Elle et sa Petite Fadette (grrrrr mademoiselle) Comité George Sand 7 av George Sand – 36400 CHATRE (LA) Ma recherche rapide ne m’a pas mentionné de resto (ni même de maçons, ni de fondeur) nommé Les Maîtres sonneurs
Ecole Maternelle George Sand 18 r Bernardines – 36100 ISSOUDUN pas de piscine nommée La Mare au diable, non plus Ecole Primaire George Sand r Montaigne – 36200 ARGENTON SUR CREUSE En ce sens, le concept est proche de celui de patrie ou de nation Ecole Primaire George Sand 2 La Vigerie – 36220 TOURNON SAINT MARTIN qui ne connait pas de berrichon ne revendiquant pas avoir lu et aimé George Sand ? Hotel George Sand le Bourg – 36190 GARGILESSE DAMPIERRE (dorénavant, éviter l’incompréhensible des phrases à double négation) Imprimerie George Sand (SARL) Zone Industrielle – 36400 MONTGIVRAY
Le territoire tient à la « projection » sur un espace donné des structures spécifiques d’un groupe humain Laboratoire D’ Analyses De Biologie Médicale George Sand 168 r Nationale – 36400 CHATRE (LA) il aide à la cristallisation de représentation collective, Garage George Sand 21 r George Sand – 36230 MERS SUR INDRE des symboles qui s’incarnent dans les hauts lieux. Ecole Publique primaire George Sand – 4 r Anciens Comb en Afn – 36320 VILLEDIEU SUR INDRE voilà pour une des acceptions du mot territoire Ecole Publique maternelle George Sand – 6 r Jean Giraudoux – 36300 BLANC (LE) appliquée à la bonne George Auberge de la Petite Fadette Nohant – 36400 Nohant Vic attention : grrrrrrrrrr :
La Petite Fadette lingerie 103 r Nationale – 36400 Châtre (La) et re-grrrrrrrr (y’aurait-il un début de chaine ?) A la Petite Fadette (SARL) lingerie – 6 pl Gambetta – 36000 CHATEAUROUX On aurait pu essayer pareil avec Giraudoux E.H.P.A.D (Ets Hébergement pour Personnes Agées Dépendantes) – EHPAD Petite Fadette - 40 r Oiseaux – 36400 CHATRE (LA) mais il n’y a qu’une seule page jaune, le texte aurait été trop court pour y placer la définition du territoire.
Les premières italiques sont tirées de Brueghel en mes domaines de Lionel-Edouard Martin (Editions du Vampire Actif).
Les italiques suivantes sont des extraits de la définition de ‘territoire’ trouvée dans Les Mots de la géographie (éditions RECLUS – La Documentation française).
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Dans la bibliothèque du bourg aux 2 châteaux, il y en 1, de livre de Canetti : Les voix de Marrakech. Je le reluque depuis un moment, mais je en le prends jamais (d’autres & nombreuses lectures déjà en cours ou en attente). Sinon, rien lu de Canetti, mais, maintenant, grâce à C. Magris (je retiens notamment ce morceau de phrase : dans le mystère toujours présent de tout espace découpé dans l’univers informe), je sais où il a passé son enfance :
Dans ce quartier il y a aussi la maison d’enfance d’Élias Canetti ; c’est le directeur des musées de la ville, Stojan Jordanov, homme de culture aimable et ouvert, qui nous a emmenés dans cette maison, au 13, de la rue Gurko, adresse qu’Élias Canetti, dans son autobiographie, se garde bien de préciser. La rue, devant le portail, est toujours « poussiéreuse et somnolente », mais la cour à usage de jardin est moins spacieuse car d’autres constructions l’ont envahie. Pour accéder à la maison d’Élias Canetti, sur la gauche de la cour, il faut toujours monter quelques marches; l’immeuble est divisé en petits appartements, dans le premier habite la famille Dakovi, et à la dernière porte Mme Vâlcova, la maîtresse de maison, nous invite à entrer. Les pièces sont incroyablement bondées d’objets de toute sorte, entassés pêle-mêle : tapis, couvercles, boîtes, valises, miroirs posés sur des chaises, verres de lampe, fleurs artificielles, savates, papiers, gourdes; sur les murs, de grandes photos en assez mauvais état de vedettes de cinéma, Marina Vlady, Vittorio de Sica, jeune, avec un sourire conquérant.
C’est ici qu’a ouvert les yeux sur le monde un des plus grands écrivains de notre siècle, un poète qui allait comprendre et représenter avec une puissance exceptionnelle le délire de l’époque, qui éblouit et trouble la vision du monde. Parmi ces objets hétéroclites, dans le mystère toujours présent de tout espace découpé dans l’univers informe, quelque chose d’irrécupérable s’est perdu. L’enfance d’Élias Canetti elle aussi s’est évanouie, et sa minutieuse autobiographie n’a pas réussi à la saisir. Nous envoyons une carte postale à l’auteur, à Zurich, mais je sais qu’il n’appréciera pas cette intrusion sur ses terres, dans son passé – cette tentative pour découvrir et identifier sa cachette.
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